Ulysse
 

 

Venez découvrir Ulysse, ainsi que les autres héros de l'Odyssée d'Homère. Leur histoire a traversé les siècles et est parvenue jusqu'à nous. Ulysse nous convie à un fabuleux voyage, fait de rencontres surprenantes et d'aventures hors du  commun.

 

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Ulysse
 
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Odysseus de son vrai nom, et plus tard appelé Ulysse devient une vraie légende au fil de sa vie. Roi d’Ithaque, il part pour la guerre et s’y illustre comme héros en faisant gagner les Grecs grâce à sa ruse maintenant bien connue : le cheval de Troie. Présenté par Homère comme le fils du roi Laërte d’Ithaque et d’une descendante du dieu Hermès, Antidée. Une tradition tardive prétend qu’il serait le fruit d’amours antérieures entre Antidée et Sisyphe, le roi de Corinthe. Devenu jeune homme, Ulysse cherche une épouse et jette son dévolu sur la belle Hélène. Mais celle-ci ayant finalement épousé Ménélas de Sparte, il épouse Pénélope, fille du roi Icarios. Ils auront un fils, Télémaque.
 

 
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Télémaque restera près de sa mère pendant l’errance de son père. Il voit avec déplaisir les rustres prétendants à la main de sa mère vivre sur les propriétés de sa famille royale et manquer de respect à la mémoire d'Ulysse. Un jour, le jeune homme décide de partir à la recherche de son père mais il ne le trouve pas. Plus tard, Télémaque épouse la magicienne Circé ou sa fille Cassiphoné selon les légendes
 


Ulysse et Pénélope

 
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Ulysse eut aussi trois autres fils avec Circé (Agrios, Latinos, Télégone). Télégone, fils d’Ulysse et de Circé, naît sur l’île d’Aea, où vivait Circé et où Ulysse séjourna quelque temps. Après le départ d'Ulysse, Télégone fait le voyage à Ithaque avec quelques compagnons pour retrouver son père. Arrivés à Ithaque, ces derniers se livrèrent à un pillage. Ulysse décide alors de repousser les arrivants. Lors d'un combat sur le rivage, Télégone tue son propre père. 
 

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Pénélope ne crut jamais à la mort de son mari et pour éviter qu'un de ses prétendants, tous persuadés que Ulysse ne reviendrait pas, ne l’épouse. Elle inventa un véritable stratagème afin de repousser le choix d'un mari à plus tard. Elle prétendait devoir finir sa tapisserie pour Laërte, le père d’Ulysse mais chaque  soir, elle défaisait son travail du jour, mais elle se fit découvrir par une servante et dut choisir. Heureusement, Ulysse arriva à temps pour l'en empêcher.
 

 
bulletL'Odyssée
 
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Le périlleux retour d’Ulysse est raconté dans l’Odyssée écrite par Homère. Il écrit aussi l’Iliade qui raconte la guerre de Troie. Homère a rédigé ses œuvres au VIIIe siècle av. J.-C. L'Odyssée raconte le retour d’Ulysse vers Ithaque après la guerre de Troie. L'errance d'Ulysse sur la Méditerranée dura près de dix ans. Mais ces aventures représentent en fait à peine la moitié du poème : l’essentiel tient même dans les quatre chants (IX à XII).
 

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Le périple dura près de dix ans. Ulysse fut retenu pendant au moins huit ans par Calypso, son voyage et ses nombreux périples prirent aussi énormément de temps, car Poséidon faisait obstacle à son retour à Ithaque.

 
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Les personnages rencontrés
 
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Les sirènes

Les sirènes sont, dans la mythologie grecque, les nymphes de la mer. Elles ont souvent été représentées comme des créatures mi-femme, mi-poisson mais à la base, elles étaient les filles de Phorcys dieux de la mer. Les sirènes  ensorcelaient les marins avec leurs voix et les attiraient vers les rochers où ils périssaient noyés. Ulysse réussit à passer au large de leur île sans dommage car, sur les conseils de la magicienne Circé, il boucha les oreilles de ses compagnons avec de la cire et se fit attacher au mât du bateau pour pouvoir écouter le chant des sirènes sans danger. Selon des légendes plus tardives, les sirènes vexées par la ruse d’Ulysse, se jetèrent dans la mer et périrent.

 


Ulysse et les sirènes

   


Circé entourée de bêtes sauvages

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Circé

Circé est dans la mythologie grecque, une magicienne, fille du Dieu du soleil Hélios et de l’océanide Perséis. Elle vit sur une île appelée Aea, située par Homère sur la côte ouest de l’Italie. Circé avait d’immenses pouvoirs, notamment celui de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle est surtout célèbre pour sa pratique consommée de l’art des empoisonnements : elle élabore des philtres et des breuvages qui métamorphosent les gens en animaux. Circé épousa le roi des Sarmates, puis l’empoisonna. Elle prit la fuite sur le char de son père et s’installa sur l’île d’Aea, dans un magnifique palais entouré de lions et de loups (voyageurs transformés). On dit que jalouse du fol amour que le Dieu marin à la belle nymphe Scylla, elle changea celle-ci en monstre.

 

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Nausicaa

Elle est la fille du roi Alkinoos, roi du peuple des Phéaciens. Suite à un songe envoyé par Athéna pour permettre au héros de suivre son voyage, elle accueille et habille Ulysse lorsqu’il échoue sur la plage du royaume des Phéaciens. Quand Alkinoos  apprend que sa fille aime Ulysse, il cherche à unir les deux jeunes gens mais Ulysse reprend la mer pour rejoindre celle qu’il aime.

 

 


Nausicaa

   

 

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Quelques aventures d'Ulysse

Charybde et Scylla Le Cyclope Circé Les sirènes L'île des Phéaciens

 
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Le Cyclope

Ulysse et ses compagnons explorent une caverne emplie de nourriture lorsque survient le propriétaire des lieux. Il s’agit du Cyclope Polyphème, monstre d’une taille prodigieuse qui possède un œil unique au milieu du front. Ce dernier se jette sur deux compagnons d’Ulysse et les dévore avant de s’endormir, repu de chair humaine.

Voici un extrait de l'Odyssée :

« Au matin, comme la veille, le Cyclope s’occupa à traire ses brebis et ses chèvres. Ce travail achevé, il déjeune encore deux de mes hommes. Puis déplaçant la pierre, il fit sortir son troupeau pour le mener paître. Il n’oublia pas de la replacer derrière lui.

Aussitôt, j’imaginai une vengeance. Nous avions remarqué en arrivant le tronc d’un olivier bien vert qui servait tout bonnement de massue au Cyclope. Pour nous, c’était là le mât d’un gros navire. Je m’en saisis, décidé à l’enfoncer dans l’œil du Cyclope quand il s’endormirait. Je le durcis en le passant au feu et le cachait soigneusement dans le fumier.

Cinq d’entre nous furent tirés au sort pour accomplir ce projet.

Le soir venu, il rentra à nouveau le troupeau, et procéda à la traite et dévora deux de mes compagnons pour son souper. Je m’approchais alors en lui tendant une auge emplie de mon vin.

"Cyclope, arrose ton repas de ce vin. Je voulais te l’offrir pour que tu nous libères mais je ne vois en toi aucune pitié."

S'emparant du vin, il le but et en fut si heureux qu’il en redemanda.

"Verse m’en encore. Soit gentil, dis-moi qui tu es car je voudrais te faire un cadeau qui te réjouira."

Trois fois il repris du vin, l’avalant d’un seul trait et, lorsque je vis ivre, je repris la parole :

"Je me nomme Personne. C’est ainsi que tous m’appellent.

- Eh bien je mangerais Personne après vous tous. Voilà le présent que je te fais dit le Cyclope en s’écroulant sur le sol, et il s’endormit."

Dans son sommeil, il vomissait des jets de chairs et de vin fermentés. Sans perdre un instant, je réchauffai le pieu et, de la voix, j’encourageais mais hommes de peur qu’ils ne faiblissent.
 


Ulysse transperçant l'oeil du Cyclope

Quand la pointe fut incandescente, je me saisis du pieu, en courant, entouré de mes gens animés d’une nouvelle audace, je le plantai dans l’œil unique du Cyclope. Je pesai de tout mon poids sur le bâton que nous tournions ensemble dans son œil. A gros bouillons, le sang giclait, faisant siffler le pieu ardent. Des vapeurs remontaient de sa prunelle en feu.

Il rugit comme un fauve. Son cri terrible emplit la grotte et, épouvanté, nous courûmes nous cacher. De son œil, il arracha le pieu dégoulinant de sang. En même temps, et de tous ses poumons, il appelait ses voisins à l’aide. Nous les entendîmes bientôt accourir afin de le secourir.
 

  "Que se passe-t-il, Polyphème ? Est-ce qu’on te dérobe ton troupeau ? Cherche- t-on à te tuer ? Réponds nous !

- C'est Personne qui me tue !

- Personne ? Alors prend ton mal en patience car nous n’y pouvons rien, lui répondirent-ils en s’éloignant."

Je riais de ma ruse. Ce nom de personne les avait trompés. En geignant de douleur et à tâtons, le Cyclope déplaça la roche qui lui servait de porte. Il s’assit sur le seuil, les bras étendus, craignant que nous ne nous mêlions aux bêtes qui se pressaient pour sortir.

Il me fallait une fois encore user de ruse : notre vie était en jeu.

Voici ce que je décidai. Nous nous échapperions cachés sous les animaux. J’attachai les mâles par trois. Ainsi chacun de mes hommes s’accrocheraient sur celui du milieu sans craindre d’être découvert par Polyphème. Cette tâche achevée, il me restait le plus fort des béliers. Je m’agrippai à son épaisse toison et me coulai sous son ventre. Au fur et à mesure que les bêtes sortaient, le Cyclope tâtait leur belle laine. Pauvre de lui ! Il ne s’aperçut de rien. »

 

   
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Circé

Les vents capricieux mènent le navire d’Ulysse dans le royaume de la magicienne Circé. Elle métamorphose les éclaireurs envoyés par Ulysse en animaux. Un d’eux en réchappe et vient le prévenir. Il décide d’aller sauver ses compagnons. Hermès, messager des dieux, lui donne une herbe qui est un antidote à tous les breuvages de l’enchanteresse.

Circé lui verse un de ses maléfiques breuvages, mais cela n’a aucun effet sur Ulysse. Elle est alors pleine d’admiration, et tombe amoureuse de lui. Il reste avec elle pendant un an, puis elle délivre ses compagnons de son maléfice. Elle lui dit qu’il doit consulter l’âme du devin Tirésias, dans le Royaume des morts, pour pouvoir rentrer chez lui.

Ulysse reste près d'un an sur cette île, tombe amoureux de Circé et quatre enfants naissent de cette union (Télégonos, Agrios, Latinos ainsi que Cassiphoné).


Ulysse et ses compagnons transformés par Circé en bêtes sauvages

   
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Les Phéaciens

A la suite d’un naufrage, Ulysse échoue sur l’île des Phéaciens. Alcinoos, le roi de Phéacie, l’accueille avec hospitalité sans même connaître son identité.

Voici un extrait de l'Odyssée :

« Lorsque l’aube aux doigts de rose parut, Alcinoos se rendit avec Ulysse à l’agora afin de le présenter à son peuple. Tous admirèrent la force et la beauté du sage Ulysse.

"Nobles Phéaciens, j’ai fait préparer un grand festin en l’honneur de notre hôte. Je vous y convie dans mon palais. Que l’aède Démodocos se joigne à nous et nous charme de son divin chant, dit Alcinoos".

A la fin du repas, l’aède aveugle entonna, accompagné de sa cithare, un chant relatant la querelle d’Ulysse et d’Achille pendant le siège de Troie. A cette évocation, Ulysse ne put se retenir des larmes qu’il s’efforça de cacher. Mais Alcinoos, en voyant son chagrin, fit taire le musicien et ordonna que commencent les jeux. Se succédèrent les coureurs fougueux comme des coursiers, puis les lutteurs et les lanceurs de disques. Aux épreuves du saut fit suite la boxe.

Alors Laodamas, le fils d’Alcinoos, défia Ulysse :

"Tu es fait comme un athlète. Connais-tu nos sports ? Ne veux tu pas t’y essayer ?

- Je n’ai pas le cœur à concourir car j’ai hâte de partir.

- Ton refus signifierait-il que tu n’es qu’un marchand et que tu ignorais la noblesse des jeux ?"

Ces mots blessèrent Ulysse qui se leva promptement pour montrer ce dont il était capable. Saisissant le disque le plus lourd, il l’envoya sans peine au-delà de tous ceux qui avaient été lancés auparavant par les athlètes Phéaciens. Ulysse dit :

"Je suis prêt à me mesurer à vous dans toutes les épreuves. Mais sachez que c’est à l’arc que j’excelle."

Aucun athlète n’osa relever le défi.

On retourna enfin au palais afin qu’Ulysse découvrit les présents que les plus nobles Phéaciens lui avaient offerts. L’aède chanta alors la prise de Troie, racontant comment, sur le conseil d’Ulysse aux milles ruses, les Grecs avaient construit un grand cheval de bois et comment, par ce stratagème, ils avaient réussi, à pénétrer dans la citadelle. Une fois encore, Ulysse pleura.


Départ d'Ulysse du pays des Phéaciens.

Alcinoos alors lui demanda :

"Étranger, pourquoi es-tu si ému par ce récit ? Révèle-nous maintenant ton nom, ton pays afin que nous puissions t’y conduire. Conte-nous ta triste histoire.

Par où commencer ? Je suis Ulysse dont ton chante les ruses, le fils de Laërte. Mon pays, c’est Ithaque, île de roches qui nourrit de jeunes hommes robustes.

Nulle contrée n’est à mes yeux, plus douce. Je vais maintenant vous raconter tous les maux que j’ai endurés de puis le départ de Troie... »

 

   
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Les sirènes

Ulysse sait que sont navire doit passer près de l'île aux sirènes redoutables... Bien que Circé lui ait conseillé de les fuir, le voyageur veut ouïr leur voix de lis ! Il bouche de cire les oreilles de ses marins et se fait attacher au mât de son navire. L'île se profile ; les marins rament dur. Et Ulysse d'entendre leur éloquente mélodie : "Viens à nous ! Ulysse ! Le savoir est notre trésor et nous le partagerons !"
Il ordonne alors qu'on le détache, mais ses marins le savent et, au contraire, le serrent plus fermement encore !
Finalement, le navire passe, et l'île aux sirènes s'efface...

 


Ulysse et les sirènes

 


Charybde et Scylla attaquant un navire

puce Charybde et Scylla

Voici un extrait de l'Odyssée :

« Tout en nous lamentant, nous pénétrâmes dans le passe. D’un côté se trouvait Scylla, et de l’autre Charybde, qui engloutissait l’onde amère avec un bruit terrible. Quand elle la rendait elle bouillonnait tout entière, grondant comme un chaudron sur un grand feu ; et de l’écume jaillissait sur deux écueils et en coiffait les crêtes. Puis, quand elle engloutissait de nouveau l’onde salée, on la voyait bouillonner tout entière dans son trou. Le roc tonnait terriblement, et en bas miroitait un fond de sables bleus. La terreur fit verdir mes gens. Tandis que nous la regardions en tremblant, pour nos jours, Scylla venait nous enlever dans le creux du navire six compagnons, les meilleurs par la force de leurs bras. Tournants les yeux vers le vaisseau et mes gens, j’aperçus seulement leur pieds et leur mains, que le monstre enlevait dans les airs ; ils m’appelaient, criaient mon nom pour la dernière fois, le cœur rempli d’affliction. Comme du haut d’un roc, avec sa longue gaule, un pêcheur jeter aux petits poissons l’appât trompeur et lancer dans la mer la corne d’un bœuf de labour, en prendre et le sortir frétillant du sein des flots : tels frétillaient mes compagnons hissés contre les pierres, et Scylla, à la porte de son antre, les mangeait, hurlant, tendant les bras vers moi en cette lutte atroce. Ce que je vis alors fut bien le coup le plus terrible, que je souffris en explorant les passes de la mer. Lorsque nous eûmes échappé aux sinistres écueils de Charybde et Scylla, nous touchâmes l’île admirable du céleste soleil, où l’on voyait en abondance paître ses beaux bœufs au grand front et ses grasses brebis. »

 
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La fin d'Ulysse

Ulysse mourut par la propre main de son fils, Télégonos. Ce dernier quitta l’île d’Aea ou vivait sa mère, Circé, pour retrouver son père. Après avoir accosté à Ithaque, ses compagnons se livrèrent au pillage. Ulysse, en tant que roi d’Ithaque vint protéger son peuple en repoussant les arrivants : il y eut un combat sur le rivage. Et Télégonos tua  Ulysse sans même l’avoir reconnu.

Ulysse est toujours l’un des héros de l'Antiquité les plus connus au monde.

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Cette page a été réalisée par Emmanuelle et Manon en janvier 2007.